Ecosocialisme – socialisme vert

Ecosocialisme (socialisme vert)

Vraie bonne idée en ce début de millénaire et alternative aux modèles économiques classiques faisant abstraction des limites physiques et metaboliques de notre biosphère, l’écosocialisme, fusion du socialisme et de l’écologisme politique, associe au combat pour le progrès humain, l’égalité et la justice sociale la préoccupation pour les questions écologiques devant lesquelles nous nous trouvons (preservation de la biodiversité, pollutions de toutes sortes, enjeux energétiques, enjeux alimentaires, …). Il s’agit d’une véritable idéologie visant à tourner le dos au capitalisme, au productivisme forcené et au consumerisme devenus insoutenables! A ce titre, elle tourne le dos aussi bien à la vision unidimensionnelle de "l’homo oeconomicus", réduit à son seul moi unitaire, à la recherche de son seul intérêt personnel, de sa seule utilité (le modèle libéral) qu’à la conception tout aussi mecaniste d’un individu massifié dont la conscience ne serait determinée que par la position qu’il occupe dans les rapports de classes (marxisme)… quand bien même elle aura pu s’inspirer de nombreux apports de ce dernier modèle!

David Pepper Eco-Socialism From Deep Ecology to Social

Qu’est-ce donc l’écosocialisme ? Il s’agit d’un courant de pensée et d’action écologique qui fait siens les acquis fondamentaux du marxisme – tout en le débarrassant de ses scories productivistes. Pour les écosocialistes la logique du marché et du profit – de même que celle de l’autoritarisme bureaucratique de feu le « socialisme réel » – sont incompatibles avec les exigences de sauvegarde de l’environnement naturel. Tout en critiquant l’idéologie des courants dominants du mouvement ouvrier, ils savent que les travailleurs et leurs organisations sont une force essentielle pour toute transformation radicale du système, et pour l’établissement d’une nouvelle société, socialiste et écologique.

L’éco-socialisme s’est développé surtout au cours des trente dernières années, grâce aux travaux de penseurs de la taille de Manuel Sacristan, Raymond Williams, Rudolf Bahro (dans ses premiers écrits) et André Gorz (ibidem), ainsi que des précieuses contributions de James O’Connor, Barry Commoner, John Bellamy Foster, Joel Kovel (USA), Juan Martinez Allier, Francisco Fernandez Buey, Jorge Riechman (Espagne), Jean-Paul Déléage, Jean-Marie Harribey (France), Elmar Altvater, Frieder Otto Wolf (Allemagne), et beaucoup d’autres, qui s’expriment dans un réseau de revues telles que Capitalism, Nature and Socialism, Ecologia Politica, etc." (Michael LOWY, Qu’est-ce que l’écosocialisme ?)

Idéologie aux formulations variées, s’alimentant à des sources multiples, l’écosocialisme a pu être défini de façon satisfaisante récement, en langue française, par 2 auteurs importants: Michael Lowy, directeur de recherche émérite au CNRS ("Ecosocialisme. L’alternative à la catastrophe écologiste capitaliste"), et par Arno Münster, spécialiste de Marx et d’André Gorz ("Pour un socialisme vert")

Ecosocialisme L'alternative radicale à la catastrophe écologique capitaliste

Pour un socialisme vert

Par ailleurs, les principales orientations de l’écosocialisme avaient été résumées en septembre 2001 dans le "Manifeste écosocialiste international" (texte collectif dirigé par Michael Lowy et Joel Kovel)

A noter que cette idéologie nouvelle a pu, dans des formulations assez différentes, inspirer des demarches à gauche que l’on ne peut s’empécher de trouver sympathiques. Ainsi, le Mouvement des Jeunes Socialistes ont lancé récemment "écosocialiste", une revue de bonne facture ainsi qu’un site internet (http://ecosocialiste.fr/).

écosocialiste n°2

De son coté, le jeune Parti de Gauche, qui accorde une place importante aux questions écologiques dans ses orientations politiques, a tenu en décembre 2012 à Paris ses premières Assises pour l’écosocialisme (à la suite, d’autres assises se tiendront en région); ces premières assises, ouvertes à de nombreuses personnalités (Mathieu Agostini, Paul Ariès, Guillaume Étievant, Laurent Garrouste, Susan George, Janette Habel, Damien Joliton, Matthieu le Quang, Jacques Lerichomme, Michael Löwy, Laurent Maffeïs, Corinne Morel Darleux, Arno Munster, Danièle Obono, Anita Rozenholc) ont donné naissance à un très interessant petit Manifeste en 18 thèses pour l’écosocialisme

Premier Manifeste pour l'écosocialisme

"L’écosocialisme est le mélange détonant entre un socialisme débarrassé de la logique productiviste et une écologie farouchement anticapitaliste. Loin d’un modèle abstrait, il propose une alternative concrète pour affronter la crise écologique qui menace l’humanité. En défendant l’intérêt général humain, il renouvelle la pensée républicaine en proposant aux peuples souverains de remettre le système productif et l’économie au service du progrès humain et des besoins réels. En un mot, il ouvre la voie au bien-vivre." (Corinne Morel Darleux)

 

Ecosocialisme - Les écosocialistes

Une bombe contre l’idéologie du travail et ses idées reçues

Les Français sont-ils ceux qui travaillent le moins en Europe, ceux qui coûtent le plus cher ? La réduction du temps de travail peut-elle résoudre la question du chômage ? Les 35h sont-elles la principale source de difficultés économiques en France ? Le travail est-il une valeur importante, le principal lien social et la source d’émancipation et de réalisation de soi ? Seul le travail justifie-t-il reconnaissance et protection ?….

En analysant quinze affirmations véhiculées par le discours politique et la plupart des médias, ce livre décrypte les véritables objectifs qui se cachent derrière ces affirmations apparemment « de bon sens ».

Le travail, mais quel « travail » ? La valeur travail, mais quelle « valeur » ? Plus le travail devient rare, précaire et souvent privé de sens, plus on parle de souffrance au travail, plus on en fait une valeur morale. De moyen il est devenu fin. Mais doit-on et peut–on libérer le travail, ou se libérer du travail ?

Fruit de plusieurs années de réflexions du Mouvement Utopia, en s’appuyant sur les travaux et les études de chercheurs indépendants et d’intellectuels, ce livre propose également six principales mesures ou orientations pour remettre le travail à sa vraie place.

Utopia Le travail

Par le Mouvement Utopia
Préface : Dominique Méda
Illustrations : F’Murrr
Format 11X16, 124 pages, Prix TTC : 4 €

Lire le sommaire et l’introduction

Télécharger le dossier de presse

Lire l’édito d’Audrey Pulvar dans Les Inrocks

Lire l’article dans L’Humanité Dimanche

Un projet de décroissance – Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie

Un projet de Décroissance, Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA), Vincent Liegey, Stéphane Madelaine, Christophe Ondet et Anisabel Veillot, éditions Utopia, janvier 2013.

« Sans un minimum de ressources, le nouveau citoyen ne peut vivre pleinement les principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité », déclarait Thomas Paine en 1792. Et pourtant deux siècles plus tard cette idée semble être restée lettre morte. Les produits de haute nécessité ne sont toujours pas accessibles à tous : logement, alimentation, vêtements, énergie et eau potable, éducation, santé, convivialité.
Et pourtant nos sociétés, qui n’ont jamais été aussi riches, s’arcboutent sur l’accumulation croissante de richesses pour atteindre cet idéal. Et si la résolution des inégalités ne passait pas par une croissance infinie ?
A travers la critique radicale de la société de Croissance, du développement, du capitalisme et du productivisme, les objecteurs de croissance proposent un outil économique, social et d’émancipation, permettant d’échapper aux effets d’une récession sans en appeler à toujours plus de croissance. La DIA (Dotation Inconditionnelle d’Autonomie), couplée à un Revenu Maximum Acceptable (RMA), est un outil pour sortir de l’impasse destructrice vers laquelle nous entraîne toujours plus vite la société de Croissance.
Au-delà d’un simple correctif, la DIA vise à susciter dialogues et débats sur ce qu’est le « vivre ensemble », sur la manière de créer « plus de liens » sans pour autant créer « plus de biens ».
Ce manifeste pour une DIA débute par les origines de la Décroissance et propose des pistes, des réflexions susceptibles d’initier une transition sereine et démocratique vers des sociétés écologiquement soutenables et socialement justes.
En cela, il représente un projet de Décroissance.

Un projet de Décroissance, Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie

Les auteurs

Lire la préface de Paul Ariès

Accéder à la page dédiée au livre

Comprendre l’écologie politique

Definition, origines, théories et positionss actuelles de l’écologie sociale, qui pourrait bien être la seule (vraie) alternative possible aux crises humaines et sociales, économiques et écologiques que nous fait traverser l’ultralibéralisme! Un livre très riche en références sans être assomant, rendu vivant par les différents débats dont il est composé. A noter un lexique très pratique défnissant d’une manière très claire les différents concepts abordés, ainsi qu’une présentation -certe un peu lapidaire mais objective- des principaux théoriciens de l’écologie politique, font de cet ouvrage un excellent outil d’éducation populaire!

http://www.ufal.org/livres#ecwid:category=2517578&mode=product&product=11012887

Comprendre l’écologie politique
Pourquoi est-elle nécessairement républicaine et révolutionnaire

Auteurs : Guillaume Desguerriers, Christian Gaudray et Dominique Mourlane
avec la participation de Bernard Friot, Anita Rozenholc, Emmanuel Dessendier et Jean-Marie Kintzler.

Format : 12.4 x 19 – 460 pages – 5 €

Un livre de militants de l’UFAL, soutenu par l’UFAL

Lire quelques extraits

Télécharger le livre gratuitement

La motion 3 en seconde position!

 

La motion 3 en seconde position, avec près de 13,3% des suffrages!

croissance?

Pourra t-on envisager sérieusement une véritable transition vers une société solidaire et écologique sans tordre le cou au mythe fondateur de l’idéologie marchéiste???

« Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou, ? ou un économiste. »

Kenneth Boulding (1910-1993), économiste, président de l’American Economic Association.

Ce socialisme que nous voulons…

 
Pour un socialisme vert, contribution à la critique de l’écologie politique, par Arno Münster, aux éditions Lignes
 
L’écologie politique peut-elle faire l’économie d’une remise en question fondamentale des principes de la société capitaliste ? Dans cet essai qui retrace l’histoire et les principales lignes de fracture de l’écologie politique depuis sa création, Arno Münster répond par la négative, et appelle de ses vœux l’avènement d’un véritable « socialisme vert », qui saurait articuler efficacement les préoccupations sociales et environnementales.
Présentation, sur le site de l’éditeur: http://www.editions-lignes.com/MUNSTER-SOCIALISME-VERT.html

"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler
Ne mérite ni égard ni patience" (René Char)

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