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Avec Clarisse! Les Écologistes pour l’Europe 2014

Clarisse Européennes 2014

 

Conférence de presse de lancement de campagne en Auvergne des candidats EELV aux Européennes de 2014  » Nous sommes les militants de l’écologie politique dans toute sa diversité » 

 

Programme EELV Européennes 2014

 

Europe Ecologie présente son programme pour l’Europe

 

Programme Europe Ecologie 2014

Téléchargez le Programme des Écologistes pour l’Europe au format pdf

 

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POUR UNE CITOYENNETÉ UNIVERSELLE ET POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION DES PERSONNES A L’ECHELLE MONDIALE !

APPEL DU 23 MAI 2013

« Nous, citoyens et représentants d’organisations des différents continents réunis au sein de l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle, lançons un appel pour la citoyenneté universelle et la liberté de circulation et d’installation des personnes.

 

Une autre politique dans le domaine des migrations est devenue nécessaire aujourd’hui : les systèmes qui régissent les migrations relèvent essentiellement des prérogatives des Etats et ne sont donc plus en adéquation avec les réalités migratoires du XXIe siècle, marquées par la mondialisation. Ces systèmes bafouent ce qui constitue à nos yeux un droit fondamental inscrit dans l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

 

Ces systèmes consacrent l’existence d’une mobilité à deux vitesses : les pays les plus privilégiés offrent à leurs citoyens des possibilités de circulation quasiment sans limites, tandis que les trois quarts de l’humanité ne peuvent échapper à une forme d’assignation à résidence de fait. Il en résulte d’ailleurs des parcours administratifs aberrants, des exigences de garanties financières démesurées, des situations de travail assimilables à l’esclavage et une criminalisation croissante de l’immigration illégale… Les migrants sont aujourd’hui devenus des victimes de l’arbitraire et de la violence institutionnelle ainsi que des proies pour les réseaux criminels.

 

Dans nombre de pays du Nord, on perçoit une résurgence des mythes fondés sur la peur et les préjugés xénophobes et racistes. Ceux-ci nourrissent de multiples formes d’intoxication et d’exploitation politiques ; ils alimentent les courants les plus réactionnaires, en agitant dangereusement la fable de l’invasion, la menace d’altération de l’identité nationale et les dangers d’une intégration soit disant impossible. Ces préjugés servent alors de fondement aux politiques de fermeture des frontières les plus irrationnelles et de justification aux violations systématiques des droits élémentaires reconnus aux migrants par les traités et les conventions internationales.

 

Plus gravement, la fermeture et la militarisation des frontières, notamment européennes, nordaméricaines et australiennes se révèlent être des dispositifs meurtriers pour des milliers de personnes depuis plus de deux décennies. Coûteux en vies humaines, ce système l’est aussi en fonds publics, mobilisant en pure perte et en période de crise plusieurs centaines de millions de dollars pour une inefficacité patente.

 

Nous affirmons qu’il est illusoire de croire à la fermeture des frontières et au contrôle des flux migratoires pour empêcher celles et ceux qui ont perdu tout espoir d’une vie meilleure d’aller tenter leur chance ailleurs. Nous sommes certains de ne pas pouvoir empêcher non plus celles et ceux dont le cadre de vie a été détruit par la crise écologique d’aller s’installer sous des cieux plus cléments. Les réfugiés climatiques, déjà estimés à plus de 38 millions aujourd’hui, pourraient atteindre 150 millions d’ici 2050.

 

Il est urgent de regarder enfin et de façon apaisée la migration comme un fait social ordinaire, caractéristique des temps présents et à venir, profondément liée aux transformations mondiales, dont elle est à la fois cause et conséquence.

 

Nous avons appris que l’humanité a construit son histoire et sa richesse avec les migrations : c’est une erreur et un déni de réalité de penser qu’il pourrait en être autrement demain.

 

Nous sommes déterminés à agir aujourd’hui pour garantir à toutes et tous le respect de leurs droits fondamentaux.

 

Nous appelons à l’organisation d’une conférence internationale des Nations Unies sur le thème de la liberté de circulation et d’installation des personnes, et à l’adoption d’une convention internationale contraignante sur le sujet. Elle devra être préparée par une large concertation des parties prenantes.

 

Nous invitons à soutenir une initiative symbolique forte : le Passeport de Citoyenneté Universelle.

 

Ce Passeport sera un document de voyage reconnu aux frontières des États signataires, symbolisant leur engagement pour le respect des droits des migrants et pour la reconnaissance de la liberté de circulation et d’installation comme liberté fondamentale de tout être humain, fondée sur l’Article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de L’Homme de 1948.

 

Nous demandons l’effectivité d’une citoyenneté universelle pour chaque habitant de la planète, lui garantissant l’accès aux droits élémentaires dans chaque pays où il séjourne ou réside. Nous demandons parallèlement le découplage de la citoyenneté et de la nationalité, comme c’est déjà partiellement le cas, par exemple, dans le cadre de l’Union Européenne, du Mercosur, de la CEDEAO ou du Trans Tasman Travel Agreement.

 

Nous appelons en conséquence les mouvements associatifs et citoyens, les ONG, les partis politiques, les syndicats, les mouvements sociaux ainsi que les acteurs économiques partageant notre vision à soutenir nos initiatives, à en relayer les messages et à rejoindre l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle.

 

Nous appelons aussi les États et leurs gouvernements, les collectivités et organisations internationales à rallier notre projet de Passeport de Citoyenneté Universelle et à lutter pour la reconnaissance du droit effectif à liberté de circulation et d’installation par les instances internationales et onusiennes.

 

Nous les encourageons à signer des accords multilatéraux favorisant la libre circulation, à conduire des politiques nationales d’ouverture des frontières et à garantir les droits des migrants.

 

Nous appelons enfin chaque citoyen à se mobiliser pour la citoyenneté universelle et la liberté mondiale de circulation et d’installation des personnes. Nous les invitons à faire pression à tous les niveaux pour que ces perspectives deviennent des réalités. »

 

Paris, 23 mai 2013

Passeport

Le site de l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle

Pour télécharger « les Actes du 23 mai – Déclaration pour une Citoyenneté Universelle » au format pdf

 

Paru aux Editions Utopia : Le Buen Vivir Pour imaginer d’autres mondes Par Alberto Acosta

 Le « Buen Vivir », que l’on peut traduire par « vie bonne » ou « bien vivre », est un principe central de la vision du monde des peuples indigènes de la région andine. Véritable philosophie de vie, il est compris comme le vivre ensemble dans la diversité et l’harmonie avec la nature, pour reprendre les mots du préambule de la Constitution équatorienne.

Dans ce livre, le premier en français sur cette pensée pionnière, Alberto Acosta présente le Buen vivir comme une alternative à la folie de l’accumulation infinie de richesses matérielles qui a tout dévoré sur son passage, les humains comme la nature. Ce qui implique une volonté politique inflexible, qu’il ne faut jamais considérer comme acquise, comme Alberto Acosta a pu en faire l’expérience.
alberto-acosta-le-buen-vivirCollection thématique Amérique latine, format 12×20 cm, 196 pages, 12 €

Manifeste convivialiste

convivialisme_couvUne soixantaine d’auteurs français ou issus de nombreux pays du monde, convaincus qu’un autre monde est non seulement possible mais aussi rigoureusement vital et indispensable, ont décidé qu’il devenait urgent pour aider à le faire advenir, d’expliciter ce qu’ils ont en commun et qui les unit par delà leurs divergences ou leurs différentes implications dans de multiples expériences ou initiatives telles que :

la défense des droits humains, du citoyen, du travailleur, du chômeur, ou des enfants ; l’économie sociale et solidaire avec toutes ses composantes : les coopératives de production ou de consommation, le mutualisme, le commerce équitable, les monnaies parallèles ou complémentaires, les système d’échange local, les multiples associations d’entraide ; l’économie de la contribution numérique (cf. Linux, Wikipedia etc.) ; la décroissance et le post-développement ; les mouvements slow food, slow town, slow science ; la revendication du buen vivir, l’affirmation des droits de la nature et l’éloge de la pachamama ; l’altermondialisme, l’écologie politique et la démocratie radicale, les indignados, Occupy Wall Street ; la recherche d’indicateurs de richesse alternatifs, les mouvements de la transformation personnelle, de la sobriété volontaire, de l’abondance frugale, du dialogue des civilisations, les théories du care, les nouvelles pensées des communs, etc.

Ce sont ces premières convergences et leurs implications que fixe Le manifeste convivialiste. Déclaration d’interdépendance, publié le 14 juin 2012 aux éditions Le Bord de l’eau, et qui fait l’objet de nombreuses traductions. Mais la publication de ce petit livre ne remplira son objectif que si elle permet un vaste échange d’idées, d’expériences et de propositions d’initiatives entre tous ceux qui se reconnaissent dans les principes énoncés par le manifeste. Ce site est le leur.

http://lesconvivialistes.fr/

Ecosocialisme – socialisme vert

Ecosocialisme (socialisme vert)

Vraie bonne idée en ce début de millénaire et alternative aux modèles économiques classiques faisant abstraction des limites physiques et metaboliques de notre biosphère, l’écosocialisme, fusion du socialisme et de l’écologisme politique, associe au combat pour le progrès humain, l’égalité et la justice sociale la préoccupation pour les questions écologiques devant lesquelles nous nous trouvons (preservation de la biodiversité, pollutions de toutes sortes, enjeux energétiques, enjeux alimentaires, …). Il s’agit d’une véritable idéologie visant à tourner le dos au capitalisme, au productivisme forcené et au consumerisme devenus insoutenables! A ce titre, elle tourne le dos aussi bien à la vision unidimensionnelle de « l’homo oeconomicus », réduit à son seul moi unitaire, à la recherche de son seul intérêt personnel, de sa seule utilité (le modèle libéral) qu’à la conception tout aussi mecaniste d’un individu massifié dont la conscience ne serait determinée que par la position qu’il occupe dans les rapports de classes (marxisme)… quand bien même elle aura pu s’inspirer de nombreux apports de ce dernier modèle!

David Pepper Eco-Socialism From Deep Ecology to Social

Qu’est-ce donc l’écosocialisme ? Il s’agit d’un courant de pensée et d’action écologique qui fait siens les acquis fondamentaux du marxisme – tout en le débarrassant de ses scories productivistes. Pour les écosocialistes la logique du marché et du profit – de même que celle de l’autoritarisme bureaucratique de feu le « socialisme réel » – sont incompatibles avec les exigences de sauvegarde de l’environnement naturel. Tout en critiquant l’idéologie des courants dominants du mouvement ouvrier, ils savent que les travailleurs et leurs organisations sont une force essentielle pour toute transformation radicale du système, et pour l’établissement d’une nouvelle société, socialiste et écologique.

L’éco-socialisme s’est développé surtout au cours des trente dernières années, grâce aux travaux de penseurs de la taille de Manuel Sacristan, Raymond Williams, Rudolf Bahro (dans ses premiers écrits) et André Gorz (ibidem), ainsi que des précieuses contributions de James O’Connor, Barry Commoner, John Bellamy Foster, Joel Kovel (USA), Juan Martinez Allier, Francisco Fernandez Buey, Jorge Riechman (Espagne), Jean-Paul Déléage, Jean-Marie Harribey (France), Elmar Altvater, Frieder Otto Wolf (Allemagne), et beaucoup d’autres, qui s’expriment dans un réseau de revues telles que Capitalism, Nature and Socialism, Ecologia Politica, etc. » (Michael LOWY, Qu’est-ce que l’écosocialisme ?)

Idéologie aux formulations variées, s’alimentant à des sources multiples, l’écosocialisme a pu être défini de façon satisfaisante récement, en langue française, par 2 auteurs importants: Michael Lowy, directeur de recherche émérite au CNRS (« Ecosocialisme. L’alternative à la catastrophe écologiste capitaliste »), et par Arno Münster, spécialiste de Marx et d’André Gorz (« Pour un socialisme vert »)

Ecosocialisme L'alternative radicale à la catastrophe écologique capitaliste

Pour un socialisme vert

Par ailleurs, les principales orientations de l’écosocialisme avaient été résumées en septembre 2001 dans le « Manifeste écosocialiste international » (texte collectif dirigé par Michael Lowy et Joel Kovel)

A noter que cette idéologie nouvelle a pu, dans des formulations assez différentes, inspirer des demarches à gauche que l’on ne peut s’empécher de trouver sympathiques. Ainsi, le Mouvement des Jeunes Socialistes ont lancé récemment « écosocialiste », une revue de bonne facture ainsi qu’un site internet (http://ecosocialiste.fr/).

écosocialiste n°2

De son coté, le jeune Parti de Gauche, qui accorde une place importante aux questions écologiques dans ses orientations politiques, a tenu en décembre 2012 à Paris ses premières Assises pour l’écosocialisme (à la suite, d’autres assises se tiendront en région); ces premières assises, ouvertes à de nombreuses personnalités (Mathieu Agostini, Paul Ariès, Guillaume Étievant, Laurent Garrouste, Susan George, Janette Habel, Damien Joliton, Matthieu le Quang, Jacques Lerichomme, Michael Löwy, Laurent Maffeïs, Corinne Morel Darleux, Arno Munster, Danièle Obono, Anita Rozenholc) ont donné naissance à un très interessant petit Manifeste en 18 thèses pour l’écosocialisme

Premier Manifeste pour l'écosocialisme

« L’écosocialisme est le mélange détonant entre un socialisme débarrassé de la logique productiviste et une écologie farouchement anticapitaliste. Loin d’un modèle abstrait, il propose une alternative concrète pour affronter la crise écologique qui menace l’humanité. En défendant l’intérêt général humain, il renouvelle la pensée républicaine en proposant aux peuples souverains de remettre le système productif et l’économie au service du progrès humain et des besoins réels. En un mot, il ouvre la voie au bien-vivre. » (Corinne Morel Darleux)

 

Ecosocialisme - Les écosocialistes

Une bombe contre l’idéologie du travail et ses idées reçues

Les Français sont-ils ceux qui travaillent le moins en Europe, ceux qui coûtent le plus cher ? La réduction du temps de travail peut-elle résoudre la question du chômage ? Les 35h sont-elles la principale source de difficultés économiques en France ? Le travail est-il une valeur importante, le principal lien social et la source d’émancipation et de réalisation de soi ? Seul le travail justifie-t-il reconnaissance et protection ?….

En analysant quinze affirmations véhiculées par le discours politique et la plupart des médias, ce livre décrypte les véritables objectifs qui se cachent derrière ces affirmations apparemment « de bon sens ».

Le travail, mais quel « travail » ? La valeur travail, mais quelle « valeur » ? Plus le travail devient rare, précaire et souvent privé de sens, plus on parle de souffrance au travail, plus on en fait une valeur morale. De moyen il est devenu fin. Mais doit-on et peut–on libérer le travail, ou se libérer du travail ?

Fruit de plusieurs années de réflexions du Mouvement Utopia, en s’appuyant sur les travaux et les études de chercheurs indépendants et d’intellectuels, ce livre propose également six principales mesures ou orientations pour remettre le travail à sa vraie place.

Utopia Le travail

Par le Mouvement Utopia
Préface : Dominique Méda
Illustrations : F’Murrr
Format 11X16, 124 pages, Prix TTC : 4 €

Lire le sommaire et l’introduction

Télécharger le dossier de presse

Lire l’édito d’Audrey Pulvar dans Les Inrocks

Lire l’article dans L’Humanité Dimanche

Un projet de décroissance – Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie

Un projet de Décroissance, Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA), Vincent Liegey, Stéphane Madelaine, Christophe Ondet et Anisabel Veillot, éditions Utopia, janvier 2013.

« Sans un minimum de ressources, le nouveau citoyen ne peut vivre pleinement les principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité », déclarait Thomas Paine en 1792. Et pourtant deux siècles plus tard cette idée semble être restée lettre morte. Les produits de haute nécessité ne sont toujours pas accessibles à tous : logement, alimentation, vêtements, énergie et eau potable, éducation, santé, convivialité.
Et pourtant nos sociétés, qui n’ont jamais été aussi riches, s’arcboutent sur l’accumulation croissante de richesses pour atteindre cet idéal. Et si la résolution des inégalités ne passait pas par une croissance infinie ?
A travers la critique radicale de la société de Croissance, du développement, du capitalisme et du productivisme, les objecteurs de croissance proposent un outil économique, social et d’émancipation, permettant d’échapper aux effets d’une récession sans en appeler à toujours plus de croissance. La DIA (Dotation Inconditionnelle d’Autonomie), couplée à un Revenu Maximum Acceptable (RMA), est un outil pour sortir de l’impasse destructrice vers laquelle nous entraîne toujours plus vite la société de Croissance.
Au-delà d’un simple correctif, la DIA vise à susciter dialogues et débats sur ce qu’est le « vivre ensemble », sur la manière de créer « plus de liens » sans pour autant créer « plus de biens ».
Ce manifeste pour une DIA débute par les origines de la Décroissance et propose des pistes, des réflexions susceptibles d’initier une transition sereine et démocratique vers des sociétés écologiquement soutenables et socialement justes.
En cela, il représente un projet de Décroissance.

Un projet de Décroissance, Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie

Les auteurs

Lire la préface de Paul Ariès

Accéder à la page dédiée au livre


"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler
Ne mérite ni égard ni patience" (René Char)

Pour retrouver le texte intégral du Projet d’Europe Ecologie – Les Verts: cliquer ici

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